English    greek
Accueil > Chronologie > Les origines : indices sur les premières phases d’occupation

Les origines : indices sur les premières phases d’occupation

Dikili Tash avant la première installation humaine : essai de reconstitution. Nos connaissances sur les premières phases d’occupation proviennent, non pas de véritables fouilles, mais d’une série de carottages réalisées en différents points du tell en 1993, d’une part, et en 2010, d’autre part.

Les premiers groupes humains semblent arriver sur le site à un moment déjà avancé de l’Holocène, puisqu’un épais sol fertile (jusqu’à 0,80 mètre d’épaisseur) s’est déjà formé au-dessus du dernier niveau limoneux du Pléistocène. Sans qu'il s'agisse d'une éminence naturelle à proprement parler, cette zone se trouvait néanmoins en position légèrement surélevée par rapport au marais et aux terrains environnants, du fait de la présence de deux incisions latérales de part et d'autre ; elle offrait donc un avantage topographique certain.


Les nouveaux arrivants s’installent apparemment au centre du futur tell, comme l’indique la présence de colluvions anthropiques très anciennes à la base des sondages réalisés à la périphérie, mais peut-être aussi dans les parties Est et Nord-Est, c’est-à-dire au plus près de la source d’eau douce. En effet, c’est dans ces deux endroits que l’on a mis au jour des indices possibles de niveaux d’occupation en place, livrant quelques pièces d’outillage lithique. Les datations C14 ont montré récemment que ces niveaux remontent à la seconde moitié du 7e millénaire av. J.-C. Par la suite, une montée du niveau de la nappe phréatique aurait peut-être obligé les habitants à se replier provisoirement vers le centre du tell, avant qu’ils ne s’étendent sur l’ensemble de la superficie.

Carotte extraite du tell : le sédiment brun jaunâtre appartient au substrat pléistocène (2010). Le carottier en action (2010).

separateur
Dernière mise à jour : 2/12/11

illustrations